Bouseux magazine, Trump et privilèges

Un recueil de trois billets du bouseux magasine a attiré mon attention. Le premier sur le vote Trump où il met clairement en cause les SJW comme responsables de sa victoire. Le deuxième sur le Raptor Dissident va dans le même sens. Les deux billets sont publiés ensemble sur son blog. Attardons-nous d’abord sur le plus intéressant qui est son analyse du vote Trump.

Comprendre le vote Trump

Image illustrant le billet du 10/11/2016 par le bouseaux

Autant l’image ci-haute est plutôt drôle même si elle est loin d’être hilarante. autant le texte d’analyse du billet est surprenant:

L’élection de Trump signe aux USA la mort du moralisme, de l’imposition de la bienpensance, du politiquement correct. C’est un signal d’alarme pour nous, et même un présage.

L’auteur reprend exactement mot pour mot le vocabulaire de la droite: la bienpensance et le politiquement correct. Que dire? Aux Etats-Unis, breitbart est le site d’informations qui a rencontré le plus d’engagements. Alex Jones d’infowars semble vivre plutôt bien avec sa petite affaire. Le business de Fox news est loin de dépérir. Si l’on compare les manifestations aux Etats-Unis, on notera que les factions d’extrême-droite qui ont pris d’assaut et mené une occupation armée du refuge d’Oregon ont tous été acquitté. La répression est néanmoins beaucoup plus lourde quand il s’agit de Black Lives Matter ou de manifestants amérindiens qui sont sujets à de nombreuses arrestations.

Manifestement, il semble plus politiquement incorrect aux Etats-Unis de manifester pacifiquement pour un pipeline que de participer à une action armée d’extrême-droite. On pourrait parler aussi de la bronca qu’a soulevé Obama quand il a timidement soulevé le sujet des violences policières envers les minorités raciales.

Surtout, le bouseux semble négliger totalement le rôle du protectionnisme de Trump qui a séduit les électeurs de la rust belt ravagée par les délocalisations. Comme le soulignait Michael Moore dans sa tribune visionnaire en juillet:

Durant la primaire du Michigan, Trump a posé devant une usine de Ford et menacé d’imposer un tarif douanier de 35 % sur toutes les voitures fabriquées au Mexique dans le cas où Ford y déménagerait ses activités. Ce discours a plu aux électeurs de la classe ouvrière. Et lorsque Trump a menacé de contraindre Apple à fabriquer ses iPhone aux États-Unis plutôt qu’en Chine, leur cœur a basculé et Trump a remporté une victoire qui aurait dû échoir au gouverneur de l’Ohio John Kasich.

L’arc qui va de Green Bay à Pittsburgh est l’équivalent du centre de l’Angleterre. Ce paysage déprimant d’usines en décrépitude et de villes en sursis est peuplé de travailleurs et de chômeurs qui faisaient autrefois partie de la classe moyenne. Aigris et en colère, ces gens se sont fait duper par la théorie des effets de retombées de l’ère Reagan. Ils ont ensuite été abandonnés par les politiciens démocrates qui, malgré leurs beaux discours, fricotent avec des lobbyistes de Goldman Sachs prêts à leur écrire un beau gros chèque.

Bien sûr, le sexisme joue aussi un rôle. C’est d’ailleurs, le point deux de la tribune de Michael Moore. Là dessus, soyons clair, c’est le sexisme préexistant qui peut freiner un individu à voter pour une femme mais ce n’est pas le fait de souligner que son attitude est sexiste qui va le faire pencher pour Trump. Le candidat républicain n’avait qu’à récupérer le fond de sexisme latent.

Sur ce point, il faut attribuer un autre coup de génie à l’alt-right (la nouvelle droite américaine que j’avais évoqué dans mon billet sur le Raptor Dissident). Celle-ci prône un retour en arrière à une époque dorée d’où le slogan « make America great again« . Cela parle particulièrement aux électeurs de la rust belt qui veulent un retour à une époque du plein-emploi industriel où l’économie de leur région était florissante. Dans leur vision de cette époque, il n’y avait pas non plus tous ces problèmes de féminisme et de défense des minorités raciales (même si les années 60 ont été le théâtre d’importantes mobilisations sociales féministes, pro-gay, pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam).

Quartz vient de publier un article intéressant sur la psychologie de l’électorat Trump. Il est écrit par Daniel Sullivan (maître de conférence à l’université d’Arizona) qui présente ses travaux de recherche en psychologie sociale sur le sujet:

In our studies at the University of Arizona, we have found that individuals who are experiencing such threats respond in characteristically defensive ways. Their first strategy is to scapegoat someone for their problems. This is because blaming another group for our problems rids us of potential guilty feelings.

For instance, a study conducted by Zachary Rothschild (now at Bowdoin College) and colleagues in 2013 showed that middle-class Americans accused of exploiting working-class Americans felt guilty about this exploitation—unless they were also given the opportunity to blame immigrants for the plight of the working class, in which case the guilt disappeared.

Le chercheur en psychologie sociale explique que Trump tient le discours suivant aux hommes blancs: ils sont des victimes du « retournement du stigmate » qui les peint en oppresseurs alors que ce sont eux aussi des victimes. Il ajoute que même si à l’avenir les résultats de la politique de Trump s’avéreraient mitigés, il pourra continuer d’un important soutien s’il satisfait leurs besoins psychologiques en maintenant ce discours. Finalement, on retrouve là un schéma classique du tribun autoritaire qui galvanise les foules (Poutine, Erdogan, Orban, etc…). Il faut bien faire attention à ne pas inverser les rôles. Ce sont bien les mouvements de réaction des groupes opprimés aux Etats-Unis qui ont suscité l’ire d’une partie de la population (notamment parmi les hommes blancs).

Cela rejoint aussi le discours que tient Jonathan Pie dans The viral Thread ci-haut à partir de 3:30. Je suis à moitié d’accord avec lui. D’abord, les insultes sont dans les deux camps premièrement. Ensuite, Trump s’est érigé en maître de l’insulte comme le fait remarquer un commentaire:

What you are getting wrong in this perspective is that it ignores the fact that trump was the one flinging insults. It was trump saying Mexicans were rapists. It was trump making fun of the the infirm. It was trump being the schoool yard bully. It was trump spreading hate. So i can’t understand how you twist that perception to somehow project poorly on Clinton. Further, the republicans have consistently been the party willing to harbor haters – those who « in the name of god » need to allow for racial profiling, « protect the family » from the
LGBTQ community, just to name a few. Trump took it to new extreme by publicly enunciating the hatred and vitriol. So, no, Clinton and us liberals are not to blame. Allowing our communities to cultivate an immoral « hidden » hate in the « name of god » is to blame. Hate is to blame. Hate shouldn’t be a family value. But apparently it is to the 25.6% of the American voting population who voted for Trump. The only thing we can do as liberals is be louder about the importance of *actually moral* family values as opposed to pseudo-moral hogwash wrapped up in an envelope of « in the name of god ».

Néanmoins, Jonathan Pie tient un point quand il dit qu’on ne persuadera pas les gens en les insultant. Il faut accepter de débattre avec eux, ce qu’il résume par un impératif « talk to them! » Ce n’est pas faux en soi. L’argumentum ad personam est l’ultime stratagème, celui qu’on utilise quand on n’a plus d’argument. Il est préférable d’éviter de l’utiliser car on se discrédite. Même quand l’adversaire nous pousse à bout, l’utiliser reviendrait à s’abaisser. Le chroniqueur britannique nous parle aussi de la « persuasion ». C’est assez intéressant, car il ne s’agit plus de convaincre mais de persuader. Dans le premier cas, vous utilisez la raison avec des arguments. Dans le deuxième, vous utilisez les sentiments. L’exercice peut être déroutant car il faut sortir de la pure logique des arguments et savoir faire preuve d’empathie avec son interlocuteur. Ce qui est effectivement difficile, si vous le traitez de « raciste » et de « stupide ». De plus, les écrans rendent invisible les humains avec qui on interagit. Ce qui facilite d’autant plus les dérapages.

Le thème du « racisme de l’intelligence » n’est pas nouveau. En 1983, Bourdieu employait cette expression pour désigner le mépris des « minorités éclairées » vis-à-vis des classes populaires. La droite républicaine l’a compris depuis longtemps aux Etats-Unis et a souvent construit son discours sur l’opposition du peuple aux élites comme le soulignait le monde diplomatique en 2009:

En janvier 2009, quand s’achèvera le mandat de l’actuel président, les républicains auront occupé la Maison Blanche vingt-huit années sur quarante. Ils contrôlent les deux chambres du Congrès depuis 1995. La plupart des juges de la Cour suprême et des magistrats fédéraux d’appel leur doivent leur nomination. Mais la droite américaine continue de pester contre les « bureaucrates de Washington ».

De leur côté, l’édition et les médias véhiculent les modèles les plus aboutis de l’idéologie marchande et de l’individualisme. L’université s’est fondue en partie dans le moule de la business school. Certains des meilleurs professeurs, des meilleurs auteurs se soucient avant tout, tels des PDG ou des footballeurs avisés, de faire monter les enchères les concernant (salaire plus coquet, enseignement plus réduit, avance plus rondelette) en menaçant de quitter leur établissement ou leur éditeur pour aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte. Mais la droite américaine continue de se plaindre de la subversion anticapitaliste des « intellectuels ». Car l’antipathie que les « élites » savantes inspirent aux couches sociales les moins favorisées – celles que les politiques économiques néolibérales brutalisent le plus directement – est décidément trop lucrative au plan électoral pour que le Parti républicain renonce à user et à abuser de ce stratagème éprouvé.

Ailleurs qu’aux Etats-Unis, d’autres avocats des privilèges, impatients de diriger leur pays, se découvrent une passion pour la culture populaire. Un jour qu’il ne s’entretenait ni avec M. Martin Bouygues, ni avec M. Arnaud Lagardère, ni avec Bernard-Henri Lévy, M. Nicolas Sarkozy confia à Paris Match : « Je suis comme la plupart des gens : j’aime ce qu’ils aiment. J’aime le Tour de France, le football, je vais voir Les Bronzés 3, j’aime écouter de la chanson populaire (14). »

J’en profite pour faire la transition avec la France où la polémique à propos le raptor dissident sur la scène youtube a fait beaucoup causé. Le bouseux fait un lien entre le vote Trump et cette affaire.

Caricature du Raptor Dissident

Image drôle mais texte du billet à côté de la plaque.

Le Bouseux magasine se fourvoie quand il déclare:

Les gentils peuvent être de sacrés connards quand ils pratiquent l’amalgame (mot-clé bien placé!), l’association ou imposent la responsabilité d’événements par nature incontrôlables : ceux générés par une foule.
Tandis que les méchants, ben y disent pas que des conneries quand ils critiquent les dérives et abus des défenseurs d’une cause juste.

Il ne s’agit pas d’une culpabilité par association. Comme je l’ai expliqué dans un précédent billet plus que détaillé, le RD suit l’extrême-droite, il est promu par l’extrême-droite, il fait référence à l’extrême-droite et il tient un discours d’extrême-droite. Cumulant toutes ces caractéristiques, on peut l’associer à l’extrême-droite. Et quand on lui a fait part des critiques, il les a toute évacué et a refusé de mettre fin à l’ambiguïté. Inutile de revenir sur la polémique, Franck Brusset a largement traité le sujet dans sa vidéo. Ce qui est intéressant ici, ce sont les raisonnements fallacieux de l’auteur du blog « le bouseux magazine ». Premièrement, quand on lui fait remarquer que le RD partage une vidéo pro-Trump avant les élections, il répond que c’est une simple « vidéo anti-Hillary ». Le RD partage une vidéo qui reprend toute la rhétorique de Trump avec les codes de la vidéo complotiste et ce ne serait pas une vidéo pro-Trump? Il ne faut pas se moquer du monde. Il esquive le sujet quand on évoque le fait que le RD partage du contenu de « gauchise un film », clairement d’extrême-droite. Il ne répond rien à la demande de collaboration du RD avec Lauren Southern (activiste d’extrême-droite canadienne) ou encore sur les tweets pro-Trump après l’élection comme celui-ci. Pire, il prend même la défense de Southern parce qu’elle s’est prise de l’urine dessus. Certes expliqué comme ça, on a envie d’être du côté de Southern. Ce qu’il oublie de mentionner, c’est qu’elle est venue harceler des manifestants qui étaient venus protester contre la venue d’un homme politique américain néofasciste, Augustus Sol Invictus. Ce dernier a d’ailleurs été interdit d’entrer au Canada en raison de ses propos racistes et misogynes car il serait susceptible de causer des troubles à l’ordre public. De plus, Lauren Southern était anti-féministe avant cette altercation avec les militants anti-fascistes. Le propos du bouseux est donc erroné sur ce point.

Quand on lui fait remarquer que le RD traite les beurettes de « pute ». Il répond à côté en expliquant que c’est bien le cas des filles des vidéos d’Amine Mojito. Reprenons la phrase exacte:

La beurette de cité, c’est une fille d’origine maghrébine qui a pour particularité d’être une grosse pute.

En Français, « la » est un article défini. Il peut désigner quelque chose en particulier (exemple: « le chien de X »). Cependant, comme le souligne wikipedia:

L’article défini singulier peut également désigner une espèce ou un concept dans son ensemble, et pas seulement un individu.

Et le contexte de la vidéo est claire. Il présente un propos introductif sur « la beurette ». On a bien là une essentialisation. C’est à dire une image universelle de la femme d’origine maghrébine. C’est dommage là encore que l’artiste à la bouse de vache soit dans le déni.

Pire, il va même jusqu’à aimer un commentaire qui nie l’agression sexuelle commise sur le plateau TV de Hanouna:

Je n’aime pas la télé mais que penses-tu qu’il se passe dans la tete du brave type moyen quand un mec un peu beauf est traité de harceleur sexuel voire de violeur parce qu’il a eu une attitude déplacée dans une émission débile ou de sale raciste parce qu’il a un jour eu une parole de travers?

Qu’on soit clair, embrasser le sein d’une fille sans son consentement est une agression sexuelle. Je ne vois même pas l’intérêt d’y revenir dessus.

A la fin, n’ayant plus d’argument. Il finit par me traiter de « fragile » (tiens, ça me fait à penser quelqu’un) et que « je n’ai pas d’humour ». Ben voyons, je te reproche d’utiliser l’attaque personnelle parce que tu n’as plus d’argument et ce serait moi qui n’ait pas d’humour? Dis-moi, bouseux, n’aurais-tu pas le même humour que le groupe d’élèves qui en humilient un autre? Hahaha, que c’est drôle. Je me marre, vois-tu. Et quand on te dit qu’on ne veut plus débattre avec toi car tu emploies des attaques personnelles, la seule chose que tu trouves à faire, c’est de dire que ton interlocuteur est lâche et que sa tête est moche? Mais dis donc, tu m’as l’air drôle comme type ! Tu réunis combien de personnes quand tu fais un one man show? Dis-moi, ça m’intéresse.

Bref, revenons aux choses sérieuses. En plus, on va me reprocher d’être un méchant SJW qui s’en prend aux gens. Ben oui. On assiste au même phénomène en France qu’aux Etats-Unis. Zemmour fait le plein sur RTL et les militants progressistes sont aussi régulièrement harcelés. Est-il encore utile de revenir sur le harcèlement que subit Marion Seclin? Pour ma part, rien qu’après mon article et des commentaire facebook, je me suis retrouvé harcelé non stop et j’ai reçu des menaces. Le succès du RD et les intimidations qu’il exerce sur ses détracteurs montre en tout cas que les partisans du politiquement correct sont loin d’avoir réussi à imposer une dictature.

Au bout d’un moment, il faut savoir se remettre en question. Et oui en tant qu’homme blanc, vu qu’on est dominant, on a une responsabilité particulière. On ne sera jamais victime de discrimination à l’embauche. On ne sera jamais victime de contrôle au faciès. Si on est hétérosexuel et non efféminé, on ne sera jamais victime d’homophobie ou de toute autre forme de masculinité toxique. On ne se rend pas forcément compte et on peut être raciste de manière consciente ou non. Il ne s’agit pas d’insulter l’individu mais de le pousser à se remettre en question. Nous sommes tous les deux des mâles blancs diplômés, concerné doublement pour faire des efforts d’introspection pour éviter d’être raciste ou de faire preuve de mépris de classe.

Je reprendrai ce commentaire intelligent sur la page du bouseux:

On traite pas les gens de raciste déjà, on dit qu’ils ont un discours raciste ou qu’ils participent au racisme 😊
Mais je suis d’accord, pas de mépris de classe 😉

Il est important aussi de dénoncer les militants d’extrême-droite qui font la promotion ouverte de ces propos que l’on dénonce. Une note d’humour pour conclure:

3 comments
  1. Je réponds rapidement sur les propos les plus grossiers.

    « L’auteur reprend exactement mot pour mot le vocabulaire de la droite: la bienpensance et le politiquement correct. Que dire? »
    => Michael Moore aussi, que tu cites, lorsqu’il dit que Clinton est féminazie. Que dire ? Et bien qu’utiliser un terme ne signifie pas pour autant qu’on le valide dans toutes les définitions et applications qu’il peut avoir. Moore utilisait « féminazie » au second degré pour montrer que Clinton est perçue ainsi par certains américains. J’utilise le même principe.

    « Surtout, le bouseux semble négliger totalement le rôle du protectionnisme de Trump qui a séduit les électeurs de la rust belt ravagée par les délocalisations. »
    => Car ce n’est pas le sujet des billets, comme indiqué dans le mot en introduction et dés la première phrase du second billet : « Billet du 09/11/16 : La victoire de Trump peut être racontée depuis plusieurs angles de vue. Je l’observerai donc depuis le point de vue de la lutte idéologique. »

    « Néanmoins, Jonathan Pie tient un point quand il dit qu’on ne persuadera pas les gens en les insultant. »
    => Oui bin c’est ce que je cherche à mettre en lumière. Visiblement vaut mieux avoir un nom de Tarte que de Bouseux pour que ce soit une piste de réflexion intéressante à mettre en lumière pour toi.

    « Il ne s’agit pas d’une culpabilité par association. Comme je l’ai expliqué dans un précédent billet plus que détaillé, le RD suit l’extrême-droite, il est promu par l’extrême-droite, il fait référence à l’extrême-droite et il tient un discours d’extrême-droite. Cumulant toutes ces caractéristiques, on peut l’associer à l’extrême-droite. »
    Totalement faux : https://www.youtube.com/watch?v=-0LKmsjNPcs
    0:40 : il vante les écrivains des lumières et leurs « métaphores super stylées anti-système », ce qui remet en cause l’anti-intellectualisme de RD décrit par le texte que tu as mis en lien plus haut.
    2:20 : il dit que les terroristes « on acheté le coran sur leboncoin à un chinetoque » sous-entendant ainsi qu’ils ne sont pas musulmans. Propos d’extrême-droite ça ?
    4:25 : se fout de la gueule des fdesouche puis de Soral
    6:05 : il dénonce ceux qui parlent de la guerre contre daech en leur rappelant qu’ils ont rien fait quand on a attaqué la syrie => position d’extrême-droite ?
    7:20 : se fout de la gueule des pro-palestiniens, sachant que la fachosphère dieudonniste/soralienne défend la palestine comme prétexte anti-sioniste / antisémite, c’est osé non ?
    7:58 : se fout des pro-poutine, pareil.

    Tu peux m’accuser de ne pas avoir répondu à tes accusations contre le RD. Déjà mon billet n’avais pas pour but de le défendre réellement mais de remettre les choses à leur place. Seulement, toi-même tu n’as pas répondu lorsque je mets en avant des contre-arguments. Comme ce qu’il dit à 0:40 qui remet en cause tes accusations d’anti-intellectualisme du RD dans ton précédent article à son sujet.
    De plus, moi-même je suis l’extrême-droite. Pour connaître leur mentalité. Le fait d’être promu par l’extrême-droite invite à se poser des questions mais n’est pas suffisant, Caljbeut, dans sa vidéo, l’a lui-même démontré en étant promu par Quenel+, anti-sioniste, alors qu’il s’est plusieurs fois affiché sioniste. Et moi-même qui ait pu être diffusé par l’extrême-droite malgré mes nombreuses prises de positions anti-extrême-droite. Quant à ses positions d’extrême-droite, elles sont très ambigües comme démontré par mes extraits d’une vidéo.

    « Pire, il va même jusqu’à aimer un commentaire qui nie l’agression sexuelle commise sur le plateau TV de Hanouna: »
    => Le commentaire remet en cause le fait de juger cette agression sexuelle de harcèlement/viol. Ce n’est pas une négation de l’agression, c’est une remise en question des abus, notamment de langage. Sachant en plus que j’ai moi-même fait une publication là-dessus où je reconnais cet évènement comme étant une agression sexuelle. Il s’agit ici une critique des abus : une agression est une agression, ce n’est pas un harcèlement si ce n’est pas répété (même si dans ce cas il y a insistance donc sujet à débat) et encore moins un viol, ce qui décrédibilise d’ailleurs les vrais viols donc décrédibilise les vraies victimes de viol. Tu le dis toi-même « Qu’on soit clair, embrasser le sein d’une fille sans son consentement est une agression sexuelle. » oui, et le commentaire dit que ce n’est pas un viol, donc tu accuses des gens de ne pas être d’accord avec toi, alors qu’ils disent la même chose que toi. Juste parce que t’es pas foutu de piger le sens d’un propos.

    « A la fin, n’ayant plus d’argument. »
    => haha non c’est parce que je voyais que tu étais pas foutu de considérer mes contre-arguments (comme les extraits de la vidéo) donc j’ai préféré couper court 😀
     » Il finit par me traiter de « fragile » (tiens, ça me fait à penser quelqu’un)  »
    => Oui, ça s’appelle une « référence ». La « référence » est un ressort comique.
    « Et quand on te dit qu’on ne veut plus débattre avec toi car tu emploies des attaques personnelles, la seule chose que tu trouves à faire, c’est de dire que ton interlocuteur est lâche et que sa tête est moche?  »
    => Et ça, ça s’appelle un « troll ». Utiliser la même façon de faire que le RD dans le seul but de te faire chier, en gros. Et visiblement, ça marche. Au point que tu ressortes mes provocations en les faisant passer pour du 1er degré. Belle honnêteté intellectuelle.

    « Je reprendrai ce commentaire intelligent sur la page du bouseux:

    On traite pas les gens de raciste déjà, on dit qu’ils ont un discours raciste ou qu’ils participent au racisme 😊
    Mais je suis d’accord, pas de mépris de classe  »
    => Commentaire intelligent parce qu’il a compris ce que je voulais dire. Contrairement à toi.

    • Désolé, mais je ne te trouve pas cohérent.

      Quand Michael Moore parle de « feminazi », il le met justement entre guillemets pour expliquer que c’est un terme utilisé par Trump. Il souligne la misogynie de ce dernier et de ses partisans qui assimile toute femme prétendant à du pouvoir à une « feminazi ». Il dénonce bien le sexisme et la misogynie.

      Quand il se moque des jean-gaston bagarreurs, c’est du point de vue viriliste. Il les traite de « sous-homme ». Il dit qu’en réalité, ils vont se cacher comme tout le monde et que ce sont des slacktivistes mais il reste sur un critère masculiniste. En gros, on peut résumer son point de vue au fait que ce ne sont pas des « vrais hommes ». Finalement, on a une lecture tout à fait compatible avec l’extrême-droite.

      Marine Le Pen encense aussi les lumières. A 6:50, au contraire, il utilise une citation de Xavier Raufer pour se moquer des gens, ce qui confirme son côté d’extrême-droite. A 6:05, effectivement, il ne dit qu’on n’est pas en guerre mais c’est anecdotique. Cela ne le blanchit pas de ses positions.
      Toute l’extrême-droite est loin d’être pro-palestinienne. Il y a des éléments proches de la LDJ qui fréquentent le FN.
      Comme tu le dis il critique les gens « pro-Poutine » et pas Poutine lui-même. Il critique encore une fois les slacktivistes qui sont feignants et manquent de virilité.
      Il ajoute « sucer un mec chaud, ça fait plus petite salope que mec balaise ». Ce n’est pas une critique de gauche !

      Tes contre-arguments reposent sur deux arguments fallacieux: le cherry picking et l’anecdote. Soit tu sélectionnes une anecdote pour la généraliser, soit tu prends un ensemble d’anecdotes pour dire « tu vois bien qu’il est sympa le RD? »
      Tu n’as jamais réfuté ce que j’ai avancé. Tu n’as jamais remis en cause le sexisme et l’homophobie du RD dans mes propos. Tu as esquivé.
      Ta justification du racisme envers les beurettes est déplorable.

      J’observe qu’encore une fois tu simplifies mes propos puisque j’ai avancé 4 points pour dire que le RD est d’extrême-droite:
      – Il suit l’extrême-droite de façon active
      – Il est promu par eux
      – Il y fait des clins d’oeil qui sont nombreux
      – Il tient des propos d’extrême-droite

      Ces 4 conditions vont ensemble et il faut que les 4 soient satisfaites. Sur Caljbeut, pas envie de m’attarder sur un piètre dessinateur bof de droite.

      Dans le cas du chroniqueur en question sur TPMP, tu sais très bien qu’il a un comportement de goujat et qu’il est relou avec les femmes. C’est son personnage dans l’émission qui est valorisée comme tel. Le commentaire en entier a tendance à minimiser l’agression sexuelle.

      J’ai considéré tes arguments et je les ai réfuté. C’est pour ça que tu t’es énervé. Tu as utilisé cette référence au RD en sachant que très bien que ça allait tourner au vinaigre. Je ne vois pas ça comme un signe d’intelligence.

      Le commentaire en question venait nuancer fortement ton propos. Aie au moins l’honnêteté de le reconnaître.

  2. Hypergamie féminine, c’est ça la clef du discours antiféministe (on va éviter de se disperser sur 50 sujets sociétaux). Et c’est elle qui provoque l’abandon des anciens électeurs progressistes et de leur transfert (pour partie) vers l’extrême droite. Évidement ceux qui en sont bénéficiaires, font silence, ou éventuellement explique que les lésés sont des débiles.

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