Premier poème : le naufrage de l’angoisse

Je vous propose ce premier texte que je viens de rédiger. J’ai voulu respecter les règles de la poésie classique. Chaque strophe est un quatrain. La structure en nombre de syllabes est la suivante : 10/12/10/12. Le texte alterne décasyllabe et alexandrin. Les rimes sont croisées. En ce qui concerne les alexandrins, j’ai gardé une certaine régularité avec une hémistiche au milieu ou un trimètre romantique. Les décasyllabes sont coupés en deux part égales (5/5) ou en forme 6/4 (pied de nez au classicisme qui est en 4/6). Je me suis aussi permis quelques fantaisies et un usage légèrement à ma guise des césures pour rendre des e muets. Je vous souhaite une bonne lecture.

Le naufrage de l’angoisse

Agrippé par le spleen, être entraîné,
Par la plus que persistante lame de fond,
Sur son passage elle a tout malmené,
Je deviens là bien cet être qui se morfond.

Alors la vague scélérate arrive,
Haute de trente mètres, ruisselants de tristesse,
Elle vient me faucher, tombant sur la rive,
Ainsi la masse inerte, je perds toute allégresse.

La marée, la houle, le flot, la baïne,
Derrière moi, Le banc de sable, je suis piégé,
Par le laid courant de la cocaïne,
Je suis plongé dans la descente, là assiégé.

Parfois je me relève, je voudrais survivre,
Bien voilà qu’elle commence, mon infinie errance,
Croquer la belle vie, qui me rend ivre,
Hélas n’est-elle, jamais très loin, la vraie souffrance.

J’arrive ! Enfin il est là ! Devant moi,
Le glacial château, de mon angoisse éparse,
Fortification belle, de l’Angoumois,
Il symbolise, mon existence, c’est une farce.

Le silence n’engendre, que le vacarme,
Vient alors Damoclès, avec sa grande épée,
lui qui vient m’étouffer, avec ses armes,
Pulvérise ma tête, du haut du parapet.

Ô lecteur, dans quoi t’es-tu embarqué ?
Certes, et alors ? Au calme, je copie Baudelaire,
Je plaide pour fléchir, être arqué,
Trouver du repos, dans, cette vie parcellaire.

Tu ne trouveras peut-être, pas de sens,
Après tout ceci n’est, seulement qu’un poème,
Regarde arriver, ici la démence,
Une lubie plus que, grossière de bohème.

Peut-être un jour, tout ça sera fini,
Car en ce monde nul, ne peut guère savoir,
Du haut sommet, de la tour Martini,
Je clame le bonheur, pour bien le recevoir !

N’hésitez pas à donner vos avis sur ce poème. Vos avis sont précieux.

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